Maladie de Kienböck : symptômes, causes et traitements

La maladie de Kienböck est une affection rare du poignet caractérisée par une nécrose progressive de l’os semi-lunaire, situé au centre du carpe. Cette atteinte osseuse, liée à une interruption partielle de la vascularisation, entraîne une perte de vitalité de l’os, puis sa fragmentation et son effondrement. Elle provoque progressivement des douleurs, une raideur et une perte de mobilité du poignet.


Souvent méconnue, cette pathologie touche surtout les jeunes adultes actifs, manuels ou sportifs. Pour bien comprendre la
Maladie de Kienböck et ses symptômes, il faut d’abord connaître le rôle clé du semi-lunaire dans le fonctionnement du poignet.

Le rôle du semi-lunaire dans le poignet

Le semi-lunaire (lunatum) est l’un des huit os du carpe. Il occupe une position centrale entre le radius et les autres os du poignet, jouant un rôle d’amortisseur et de pivot dans les mouvements de flexion et d’extension. Une atteinte de cet os perturbe tout l’équilibre mécanique du poignet, entraînant douleurs et perte de souplesse.


C’est pourquoi la
Maladie de Kienböck et ses symptômes se manifestent très tôt par une gêne fonctionnelle, même avant les signes radiologiques.

Les causes de la maladie

L’origine exacte de la maladie de Kienböck reste mal connue, mais plusieurs facteurs de risque ont été identifiés :


  • Troubles de la vascularisation : certaines personnes présentent un apport sanguin insuffisant à l’os semi-lunaire.
  • Microtraumatismes répétés : fréquents chez les travailleurs manuels et les sportifs.
  • Traumatisme unique : une chute ou un choc sur le poignet peut déclencher la nécrose.
  • Anomalie anatomique : une inégalité de longueur entre le radius et le cubitus (ulna négatif) augmente la pression sur le semi-lunaire.


Ces facteurs combinés expliquent pourquoi la maladie de Kienböck touche plus souvent les jeunes hommes actifs, soumis à des contraintes mécaniques répétées.

Les symptômes évocateurs

Les signes cliniques apparaissent progressivement, parfois sur plusieurs mois. Les plus caractéristiques sont :

Douleur profonde

du poignet, du côté du milieu ou du dos de la main.

Gêne à la flexion et à l’extension

du poignet.

Diminution de la force

de préhension ou de serrage.

Raideur articulaire

progressive.

Sensibilité à la pression

sur la région du semi-lunaire.

Dans les stades avancés, une déformation du poignet peut apparaître, avec perte importante de mobilité. L’évolution se fait par phases, alternant périodes de calme et épisodes douloureux plus intenses. Ces signes doivent faire évoquer la maladie de Kienböck et motiver un bilan médical complet.

Diagnostic médical

Le diagnostic repose sur un examen clinique précis et des examens d’imagerie adaptés.


  • Radiographies : elles montrent souvent un aplatissement ou une fragmentation du semi-lunaire.
  • IRM : c’est l’examen de référence. Il détecte les zones de nécrose et permet d’évaluer la vascularisation résiduelle.
  • Scanner : utile pour apprécier les déformations osseuses et les atteintes articulaires associées.


Un diagnostic précoce améliore nettement le pronostic et permet de choisir le traitement le plus adapté selon le stade d’évolution de la maladie de Kienböck et ses symptômes.

Les traitements possibles

Le traitement dépend du stade d’évolution et des lésions visibles à l’imagerie.

  • Traitement conservateur

    Dans les stades précoces, le repos, l’immobilisation temporaire du poignet et la kinésithérapie peuvent soulager les douleurs et ralentir la progression. Des anti-inflammatoires ou antalgiques sont prescrits en cas de crise douloureuse. Un suivi régulier permet de contrôler l’évolution.

  • Chirurgie de décompression ou de réalignement

    Si la maladie progresse, des gestes chirurgicaux visent à réduire la pression sur le semi-lunaire ou à améliorer la vascularisation. Par exemple :

    • Ostéotomie de raccourcissement du radius, pour équilibrer les forces entre le radius et le cubitus.
    • Révascularisation du semi-lunaire à l’aide d’un greffon osseux vascularisé.

    Ces interventions ont pour objectif de préserver l’os et d’éviter sa destruction complète.


  • Traitements des stades avancés

    Lorsque le semi-lunaire est effondré ou nécrosé, d’autres solutions peuvent être envisagées :

    • Ablation du semi-lunaire (lunatéctomie).
    • Fusion partielle du poignet (arthrodèse) pour stabiliser l’articulation et supprimer la douleur.
    • Prothèse du carpe, dans certains cas sélectionnés.

    Ces techniques permettent de retrouver une fonction stable et indolore, même si la mobilité reste partiellement limitée.


Ces traitements médicaux constituent la première réponse à la question arthrose du poignet : que faire, notamment dans les stades débutants ou modérés.

Pronostic et suivi

La maladie de Kienböck évolue lentement mais de manière progressive si elle n’est pas traitée. Un diagnostic précoce et une prise en charge adaptée permettent d’éviter les complications et de préserver la mobilité du poignet.


Le suivi régulier par un chirurgien de la main est essentiel pour ajuster le traitement en fonction de l’évolution radiologique et clinique. Grâce aux progrès des techniques chirurgicales et de la microvascularisation, le pronostic fonctionnel s’est nettement amélioré ces dernières années.

En conclusion

La maladie de Kienböck est une affection rare mais sérieuse du poignet, liée à une nécrose de l’os semi-lunaire. Ses manifestations débutent par des douleurs profondes, une raideur et une perte de force. Une imagerie précoce permet un diagnostic précis et oriente le choix thérapeutique.

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Qu’il s’agisse d’un traitement conservateur ou chirurgical, la clé du succès repose sur une prise en charge spécialisée et un suivi attentif. Mieux comprendre la maladie de Kienböck et ses symptômes permet d’intervenir tôt et de préserver durablement la fonction du poignet.